"Et si un lion t'attaque, tu fais quoi ?"
"Et si tout un village se jette sur toi ?"
"Comment tu vais faire pour manger ?"
"Et si tu tombes dans une crevasse, que tu te casses une jambe, que tu ne peux plus crier et qu'une météorite tombe sur toi ?"
"Mais tu vas pas te laver du coup ?"
"Et les attaques de dinosaures ?"
Voilà la première épreuve à passer, parait-il l'une des plus dures... convaincre son entourage que les clichés sont à la fois humains et absurdes, que si on n'écoutait que ses peurs ancestrales on aurait des vies bien moroses, et puis d'abord c'est MOI qui y vais (peut-être), pas vous ;)
Prononcez les mots "Afrique" et "vélo" dans la même phrase entraîne rapidement un enchaînement de questions tout aussi surprenantes que déstabilisantes...
Une fois que vous êtes convaincus du bien fondé de votre projet, le moins intéressant commence: la paperasse. Partir ainsi ne se fait pas sans passer par la case "Fonctionnaires".
Evidemment, se renseigner un maximum sur les endroits à éviter, la situation politique... Discuter avec d'autres voyageurs me parait le moyen le plus fiable de se faire une opinion; en écoutant les recommandations officielles, on reste chez soi, elles restent néanmoins une source intéressante pour certaines mises à jour. Et si vous voulez connaître le pire moyen de se renseigner: c'est le journal télévisé, suivi de près par ses spectateurs les plus assidus et sédentaires ;)
Un autre détail important: l'assurance. Les assurances traditionnelles ne couvrant presque jamais plus de 3 mois à l'étranger (45 jours pour mon assurance norvégienne par exemple), il faut aller toquer à la porte de quelques compagnies spécialisées. Personnellement j'ai choisi AVA (en France) pour leur bonne réputation, leur couverture quasi mondiale et accessoirement leur tarif avantageux (655€/an).
"And if a lion is attacking you, what are you going to do ?"
"And if a full village runs after you ?"
"How are you going to do to eat ?"
"And if you fall into a crack, break your leg, cannot scream anymore, and a meteorite is falling on you ?"
"Then you will not wash yourself anymore ?"
"What about the attacks of dinosaurs ?".
Here is the first obstacle to pass, apparently one of the most difficult... convince people that clichés are both humans and absurd, that listening to ancestral fears does not make your like better, and anyway that's ME who is going (maybe) over there, not you ;)
Try to pronounce the words "Africa" and "bike" in the same sentence and you will activate an full set of questions both surprising and destabilizing...
Once you convinced yourself that you will run your project, the less interesting part is starting: papers. Compulsory to talk to some state agents before leaving away like this...
That's obviously important to collect as many information as possible on the countries you plan to cross. The most reliable source is still the people who travel or live in this countries; the official recommendations seem to have a tendency to be quite careful (if you listen to them, you just stay at home...) but they are nice for the updates. And if you want to know the worst thing to do to collect data: simple, that's watching the news on TV or listening to sedentary people who do so.
Another important detail: the insurance. The traditional contracts rarely cover over 3 months abroad (45 days for my norwegian insurance), that's necessary to look after specialized companies. I have personally chosen AVA (a french company) for its good reputation, its coverage all around the world (almost), and its competitive price (655€ for a year).